la défense
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Vive le vent

Michel Deverne

  • Michel Deverne (1927-2012), Vive le vent, grès, pâte de verre

    Habitué des œuvres de grandes dimensions pour l’espace public, architectural ou urbain, Michel Deverne est un représentant de l’art cinétique. Influencé par l’abstraction géométrique et le constructivisme, son travail témoigne d’une volonté acharnée d’intégrer les arts plastiques dans l’architecture, et pour qualifier son œuvre l’artiste parle plutôt « d’art construit », terme renvoyant immédiatement à l’architecture et à l’espace bâti. Deverne joue de l’illusion d’optique et du mouvement de l’œuvre vue par le spectateur. Ses créations s’animent suivant les jeux d’ombre, de lumière, de pleins et de vides savamment élaborés. 
    Avec Vive le vent, Deverne s’inscrit dans la continuité de sa Mosaïque, créée cinq ans plus tôt pour La Défense au cœur de l’immeuble Les Miroirs. Ici, pour habiller ces quatre imposantes cheminées d’aération des voies de circulation souterraines, il choisit cette fois encore la mosaïque et, par le jeu du graphisme et des couleurs, il crée une illusion de torsion des colonnes sous l’effet du vent. C’est de là que l’œuvre tire son énergie et son nom.
    Le principe d’habiller d’une intervention artistique le béton brut d’une cheminée de ventilation n’est pas un cas unique à La Défense. On trouve ainsi sur l’axe trois œuvres du même ordre, chacune offrant une réponse plastique différente : la « cascade florale » de la Cheminée végétalisée de François, la mosaïque empreinte de poésie des Trois Arbres de Grataloup, et le rythme nerveux des lignes vivement colorées du Moretti de Moretti.
    Quelques années plutôt, en 1970, Deverne était déjà intervenu à La Défense en réalisant pour la salle d’échanges de la station de RER Grande Arche - La Défense, Rythmes, deux reliefs en aluminium de 40 m2 chacun, placés au-dessus de galeries d’accès. Par leur composition et le travail de la lumière, ces œuvres monochromes créent une illusion d’espace et de vitesse.