la défense
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Doubles lignes indéterminées

Bernar Venet

  • Bernar Venet (né en 1941), Doubles lignes indéterminées, acier peint

    Artiste conceptuel français installé aux États-Unis, Venet est proche dans les années 1960 des Nouveaux Réalistes, tels César et Arman. Fasciné par les mathématiques, il crée à partir de 1983 des lignes d’acier, expérimentation centrale dans son parcours. La ligne, sous toutes ses formes mathématiques occupe désormais une place centrale dans son travail et devient « arc », « diagonale », « angle » puis plus librement « indéterminée ». La ligne n’ayant à priori pas d’échelle, ces réalisations en acier corten ou en acier peint atteignent rapidement des dimensions monumentales et se retrouvent aujourd’hui dans les musées, les collections, ou les parcs urbains du monde entier comme à Nice, Strasbourg, Berlin ou San Franscisco. Elles sont aussi fréquemment présentées lors d’expositions temporaires spectaculaires comme dans le parc du Château de Versailles en 2011.
    L’œuvre acquise pour La Défense appartient à la série des « lignes indéterminées ». Qu’elles soient simples ou doubles comme ici, ces lignes monumentales sont dites « indéterminées » car l’espace qu’elles dessinent varie en fonction de l’angle de vue. Paradoxalement d’aspect souple et léger, l’œuvre de 12 mètres de haut pour 10 mètres de long a un poids approchant les 16 tonnes. Elle est composée de tubes d’acier peint, de section carrée, travaillés en ferronnerie pour donner l’illusion de barres pleines mises en forme par torsion, martelage et cintrage.
    Doubles lignes indéterminées est une commande spécifique de l’Établissement Public d’Aménagement de La Défense (EPAD) dans le cadre de l’aménagement du quartier Michelet à la fin des années 80, en accord avec les occupants des immeubles bordant le cours. Elle a été spécialement conçue pour l’emplacement où elle est située, en fonction des angles de vue qu’elle offre au spectateur, et oppose sa souplesse à la rigidité des façades qui l’entourent. Comme After Olympia de Caro ou le Pouce de César, elle témoigne de la volonté de l’Établissement dans les années 80 de valoriser le quartier en enrichissant la collection de créations d’artistes de renommée internationale.