la défense
19 05 65 03 39 16 07 48 20 22 25 31 32 34 21 37 04 57 00 08 12 44 38 46 43 49 06 09 41 33 47 28 56 59 55 54 53 50 52 27 02 17 13 01 14 24 64 26 18 67 68 61 62 60 63 58 66 45 11 29 30 23 10 42 36 40 51 35 15
37

La Place des Degrés

Piotr Kowalski

  • Piotr Kowalski (1927-2004), Place des Degrés, acier inoxydable, béton, granit, lumière, peinture, végétaux La Place des Degrés ou place Blaise Pascal est une commande passée par l’EPAD, l’Établissement Public d’Aménagement de la région de La Défense, suite à un concours organisé en 1983. Dans le cadre de cette consultation, trois artistes avaient été consultés et avaient présenté des premières esquisses : Dani Karavan, connu pour l’Axe majeur de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, Anne et Patrick Poirier, et Piotr Kowalski, qui avait déjà répondu à « l’appel à idées » lancé par l’EPAD pour La Défense en 1974. A l’issue des discussions, le jury, composé de représentants de l’EPAD et des occupants ou promoteurs des immeubles entourant la place, dont IBM-Europe cofinanceur du projet, décide d’attribuer la commande à Kowalski. Le projet de Kowalski répond à la demande de l’EPAD de créer pour cette nouvelle porte du quartier un aménagement unitaire, principe déjà signifié par le traitement architectural volontairement homogène des cinq bâtiments qui dessinent la place. Mais Kowalski conçoit cette place pour La Défense comme une œuvre d’art totale. Passionné de mathématiques, il réinterprète la notion de place telle qu’héritée de la Renaissance et compose un paysage réel et mental où cohabitent « la géométrie de l’espace et des objets » inventée par les grecs et « la tradition arabe du nombre et de la permutation, (et) qui nous amenés jusqu’à l’ordinateur ». Sur de près de 7 500m2, cette place triangulaire de granit gris clair est agencée en trois paliers et permet de rejoindre le parvis de la Grande Arche. A chaque niveau, les inclusions géométriques témoignent de l’importance des mathématiques et de la technologie dans la démarche de Kowalski.  En bas, une flèche couchée d’acier bleu, prolongée par une incrustation de lumière rouge dans le sol, dessine l’angle d’une pyramide invisible. Dans l’escalier, conçue par ordinateur, une flèche de granit surgit, comme soulevée par des mouvements telluriques. En haut, au sommet d’un mât, une troisième flèche rouge cette fois marque l’angle supérieur d’une autre pyramide virtuelle. En bas encore, l’alternance de dalles de pierres identiques mais de deux teintes différentes dessine un gigantesque portrait de Blaise Pascal « digitalisé » à la manière d’un tracé archéologique.  L’intégration discrète de végétaux et de la lumière dans cet environnement minéral sera reprise dans l’Escalier, deuxième réalisation de l’artiste à La Défense trois ans plus tard.