la défense
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Utsurohi

Aiko Miyawaki

  • Aiko Miyawaki (1929-2014), Utsurohi, acier, lumière, résine chargée de poudre minérale Peintre de l’abstraction, Miyawaki se tourne vers la sculpture à la fin des années 1960. En 1980, elle débute la série des Utsurohi, terme qui désigne en japonais un état mouvant, de flottement. Les Utsurohi ne sont, selon leur auteur, « ni sculpture, ni anti-sculpture ». Ce sont plutôt des « dessins au ciel », créés par des tiges d’acier en « mouvement perpétuel en fonction des intempéries, du vent et de l’écoulement du temps», tiges qui sculptent le ciel au hasard de leurs oscillations et de leurs balancements. Jamais identiques, les Utsurohi de Miyawaki s’adaptent à l’espace et aux bâtiments qui les environnent, tout en restant libres de toute attache à l’architecture comme à la nature. Si le matériau utilisé pour les tiges, un acier inoxydable sélectionné pour sa souplesse, est toujours identique, chaque situation à son propre support. Les Utsurohi de La Défense sont la douzième installation de ce type dans l’œuvre de Miaywaki, et la série s’étend par ailleurs au Japon, aux États-Unis, en Australie et en Espagne. Les Utsurohi ont été commandés en 1988 par l’EPAD (Établissement Public pour l’Aménagement de la région de La Défense) à l’initiative de Johan Otto van Spreckelsen, architecte de la Grande Arche. À l’origine, une première installation avait été étudiée dans le « Jardin des Carrés » au nord de l’Arche. Mais après l’abandon de ce projet d’aménagement, c’est conformément au choix d’Aiko Miyawaki qu’un nouveau projet s’installe dans le passage entre l’Arche de La Défense et le CNIT. Complétée par l’installation de nouveaux piliers en 1992, l’œuvre se compose de colonnes de 4 mètres de haut, regroupées en six constellations et reliées entre elles par les courbes élégantes de longues tiges d’acier inox. Les fûts de ces colonnes lisses et blanches sont habillés en « Néoparié », un verre cristallisé brillant et inaltérable importé du Japon. Les angles donnés aux câbles par les fixations au sommet des colonnes ont été étudiés par l’artiste au travers de dessins mathématiques afin d’obtenir les mouvements désirés, mais la rigidité de l’ensemble de la structure a été calculée par l’ingénieur Peter Rice, connu par ailleurs pour sa participation à des projets tels que le Centre Georges Pompidou ou le Nuage de la Grande Arche. À la nuit tombée, l’œuvre se métamorphose, la lumière des projecteurs installés au sommet de certaines colonnes se reflétant sur l’inox des câbles.