la défense
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After Olympia

Anthony Caro

  • Anthony Caro (1924-2013), After Olympia, acier patiné et verni

    C’est après sa rencontre avec Clément Greenberg, Kenneth Noland et le sculpteur Davis Smith lors de son voyage aux États-Unis en 1959 qu’Anthony Caro, fasciné par leur approche se tourne vers l’abstraction. Le sculpteur britannique, assistant d’Henry Moore à ses débuts, abandonne alors la figuration et s’oriente vers l’utilisation de matériaux industriels, créant ses œuvres à partir d’éléments métalliques préfabriqués qu’il plie, soude et assemble. Il se forge alors une place majeure sur la scène artistique et est aujourd’hui considéré comme l’un des maîtres de la sculpture abstraite. Il est le chef de file de la sculpture anglaise qui a vu dans les années soixante, émerger plusieurs grands noms comme Richard Deacon, Tony Cragg ou encore Richard Long.
    Anthony Caro a, tout au long de sa vie, puisé son inspiration dans de multiples sources. En 1985, c’est un voyage en Grèce, berceau de la statuaire, qui oriente son œuvre. After Olympia s’inspire du fronton monumental du temple de Zeus à Olympie dont elle reprend les dimensions, la composition triangulaire et la mise en place des formes. Longue sculpture de près de 25 mètres pour un poids de plus de 20 tonnes, After Olympia conjugue la force et la souplesse du métal plié. Dans l’œuvre de l’artiste, elle s’inscrit dans la série des Table Pieces, œuvres d’intérieur, dont la patine extrêmement raffinée et très nuancée s’apparente à de la peinture et participe de la richesse de la sculpture.
    Exposée sur le toit du Metropolitan Museum à New York, à la Tate Gallery à Londres et dans les marchés de Trajan à Rome, l’œuvre est acquise pour La Défense en 1991 par le service culturel de l’EPAD. À l’origine, le choix de l’emplacement se porte avec le consentement de l’artiste sur une présentation à l’intérieur du CNIT car l’œuvre, fragile, n’est pas conçue pour l’extérieur. Mais, par un retournement de situation sans véritable explication, l’œuvre se retrouve finalement exposée en extérieur, au dos du CNIT, où elle reste plusieurs années.
    En 2006, l’artiste profite d’un emprunt par le musée Rodin pour une exposition monographique pour intervenir sur la patine de l’œuvre. Mais ce n’est finalement que tout dernièrement que l’œuvre, restaurée, a pu être véritablement adaptée pour pouvoir supporter une présentation en extérieur. Œuvre majeure de la collection, elle a désormais trouvé sa place définitive sur le Parvis de La Défense.