la défense
19 05 65 03 39 16 07 48 20 22 25 31 32 34 21 37 04 57 00 08 12 44 38 46 43 49 06 09 41 33 47 28 56 59 55 54 53 50 52 27 02 17 13 01 14 24 64 26 18 67 68 61 62 60 63 58 66 45 11 29 30 23 10 42 36 40 51 35 15
48

Le Pouce

César

  • César Baldaccini, dit César (1921-1998), Le Pouce, bronze poli, ciré et verni. Installé en 1994. Tel un obélisque, cet agrandissement monumental du moulage du pouce de César se dresse à 12 mètres de haut. C’est le plus grand des Pouces du sculpteur depuis le premier réalisé en 1965 qui ne mesurait que 40 centimètres. Désigné comme Nouveau Réaliste en 1960, César est connu pour son travail sur les objets courants de la société de consommation, qu’il assemble, compresse, agrandit, dans un esprit proche du Pop Art américain. Commandé pour La Défense en 1990, Le Pouce participe à la volonté de l’EPAD, depuis la fin des années 70, d’enrichir la collection d’œuvres d’art présentes dans l’espace public du quartier de créations d’artistes de renommée internationale, afin de valoriser l’image de La Défense au travers de l’art contemporain. Dans le cadre de cette politique d’acquisition, le choix de César aux côtés d’artistes tels que Caro avec After Olympia ou Serra avec Slat s’explique par la volonté de retenir dans la sélection d’artistes présents un Français mondialement connu. Par « narcissisme » et par, disait-il, « la commodité offerte par la disponibilité immédiate du modèle », César a commencé à agrandir son pouce à l’occasion d’une exposition intitulée « La Main, de Rodin à Picasso », pour laquelle la découverte du pantographe lui a permis la réalisation d’un premier agrandissement. Quand Le Pouce lui est commandé, César, qui rêvait de voir son pouce agrandi à la taille de la Tour Eiffel, vient d’en réaliser un agrandissement de 6 mètres pour les Jeux olympiques de Séoul de 1988. Mais, par souci d’exclusivité pour La Défense, il s’engage à ne plus en produire de si monumentaux. L’œuvre a été réalisée à partir d’un premier moulage en plâtre du pouce de l’artiste. Agrandi à plus de 3 mètres par le reproducteur statuaire Haligon, ce modèle a servi de base à l’agrandissement final en polyester. Le tirage en bronze doré, composé de plusieurs pièces assemblées, a ensuite été acheminé en deux morceaux par camion depuis l’usine de fonderie en Normandie pour être érigé à son emplacement définitif place Carpeaux. Au préalable, la structure de la dalle avait dû être renforcée pour recevoir les 18 tonnes de l’œuvre. Il a été un temps question d’installer cette œuvre en intérieur, dans la nef des Collines de La Défense voisines, mais cette option longtemps étudiée n’a finalement pas été retenue. Aujourd’hui, sa matière, patinée par le temps, contraste avec la rigueur des architectures environnantes.