la défense
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Arc Déplacé

Christine O'Loughlin

  • Christine O’Loughlin (née en 1948), Arc déplacé, ciment, pelouse Artiste australienne rattachée au mouvement du Land Art, installée en France depuis 1979, O’Loughlin introduit dans l’environnement des œuvres en léger décalage. L’Arc Déplacé joue sur le relief du sol. Deux cercles se répondent, imprimant un léger mouvement à la pelouse qui les reçoit. Vue à niveau ou d’en haut, cette œuvre discrète se glisse dans l’environnement quotidien de La Défense. L’Arc déplacé était à l’origine une œuvre temporaire, mise en place à l’occasion de l’exposition « Différentes natures – visions de l’art contemporain » organisée sur l’esplanade en 1993 par l’Établissement Public d’Aménagement de la région de La Défense (EPAD) et conservée à l’issue de l’exposition. Dans le cadre de sa politique artistique et en parallèle de l’acquisition d’œuvres pour l’espace public du quartier, l’EPAD a en effet régulièrement organisé des expositions temporaires d’art contemporain à La Défense. Certaines ont été l’occasion, comme pour l’Arc déplacé, d’enrichir la collection. Ainsi Point Growth, de Dong Lak est-elle un don de l’artiste à la Défense après qu’une exposition lui ai été consacrée sur l’esplanade. L’Arc déplacé est la première intervention artistique sur l’esplanade travaillant le végétal. Elle est installée sur une surface rectangulaire de 1800 m2, créée à l’origine pour tester la résistance de la pelouse sur le sol artificiel de la dalle de La Défense et intégrée au dessin d’Émile Aillaud pour la place de La Défense. On y retrouve l’attention et la subtilité habituelle de Christine O’Loughlin afin que son œuvre, tout « ouvrant ainsi le monde quotidien à l’imaginaire et à l’humour », ne devienne pas « un objet disparate et n’attire pas l’attention au dépend du site ». Minimale, l’œuvre joue, comme Gazon déplacé que Christine O’Loughlin avait réalisé 10 ans plus tôt pour le parc de l’Hôtel de Ville de Montrouge, du contraste entre deux matériaux, la terre et du gazon. Ici, le demi-cercle de gazon semble découpé et posé sur le bord du rectangle de la pelouse, sa forme restant comme l’empreinte de la découpe dans la terre nue. Pour arriver à cette impression, le sol du second demi-cercle et les jouées latérales des « découpes » ont été réalisées dans un béton coloré brun foncé, sablé après coffrage, pour figurer au plus près de la terre végétale.