la défense
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Fontaine monumentale

Yaacov Agam

  • Yaacov Agam (né en 1928), Fontaine monumentale, béton armé, céramique et émaux de Venise granit, eau, lumière, musique

    Éminent représentant de l’art cinétique, l’artiste israélien Agam propose ici une œuvre en perpétuel mouvement. Sa Fontaine monumentale s’étend sur deux niveaux : le gigantesque bassin recouvert d’émaux de Venise aux multiples nuances, équipé de soixante-six jets d’eau, se prolonge par un large déversoir. Pour La Défense, Agam conçoit une œuvre d’art totale, dotée d’une machinerie complexe. Elle devient sonore lorsque la musique accompagne les jeux d’eau. Tout concourt à rendre l’œuvre vivante : la couleur, la lumière, le rythme de l’eau, et les illusions d’optique qui en résultent pour le passant.
    Cette Fontaine monumentale a été commandée par l’Établissement Public d’Aménagement de la région de la Défense (EPAD). Elle s’inscrit dans la politique d’acquisition d’œuvres d’art initiée par l’EPAD au début des années 70 suivant le conseil de Germain Viatte, directeur au Musée National d’Art Contemporain, dans le cadre de la collaboration entre les deux institutions. Selon cette nouvelle orientation, il s’est agi de privilégier les commandes directes à des artistes de renommée internationale d’œuvres monumentales conçues pour La Défense. Une phase d’étude précédait la réalisation après acceptation du projet. L’Araignée Rouge de Calder et les Personnages fantastiques de Miró sont elles aussi les fruits de cette approche.
    Majestueuse, la Fontaine monumentale est installée au centre de l’esplanade, le spectacle de ses jets d’eau, « l’eau d’artifice » comme dit l’artiste, étant vite devenu une de ses principales attractions. Sous le vaste bassin de 57 mètres de long par 26 de large se trouvent les locaux techniques, bassins de traitement de l’eau, pompes d’alimentation des jets et pupitres de commandes des systèmes électroniques d’asservissement. Car dès l’origine, un programme enregistré sur bande, huit pistes dont deux réservées au son stéréophonique, contrôle automatiquement le rythme des jets d’eau et gère leur concordance à la musique qui accompagne le spectacle. Une création musicale contemporaine a d’ailleurs été commandée au compositeur japonais Yoshihisa Taira pour l’inauguration.
    Initialement, Agam prévoyait dans son œuvre la présence du feu avec un système de « sculptofeux » associant torches de gaz enflammé et jets d’eau a été testé. Malheureusement, jugé trop complexe et trop dangereux, il n’a pas été installé.